
Johannes Kepler a établi au début du XVIIe siècle la dioptrique que nous utilisons encore aujourd'hui.
- Des lunettes sous l'Antiquité ?
- Anglaises ou italiennes ?
- Enfin les montures !
- La France, centre mondial de la lunette
- 80, 90, 2000…
- Liens malins
- Les lunettes
Enfin les montures !
Johannes Kepler établit au début du XVIIe siècle la dioptrique que nous utilisons encore aujourd'hui. Il étudie précisément la composition des rayons lumineux et la réfraction. Thomas Young dévoile quant à lui tous les secrets de l'astigmatisme à partir de 1807. Louis-Emile Javal invente par la suite l'appareil de mesure de l'astigmatisme, auquel il donne d’ailleurs son nom.
Les lunettes sont ainsi de plus en plus efficaces au niveau visuel, mais le confort reste sommaire, même si le catalogue de possibilités s'agrandit. Au XVIIIe siècle, le face-à-main était très prisé : il s'agissait de verres joints munis d'une tige pour les porter devant les yeux. À partir du XIXe siècle, il sera fortement concurrencé par l'arrivée du monocle, un verre que l'on maintenait sous l'arcade de l'œil, ou du pince-nez, un binocle tenu par un ressort sur le nez. Le véritable tournant sera marqué en 1728 avec l'arrivée des montures : un opticien a l'idée d'ajouter des branches latérales maintenues par un système de pression sur les tempes. On respire bien mieux qu'avec le pince-nez mais le port prolongé provoque des maux de tête ! Il faudra encore attendre une trentaine d'années pour qu'un Anglais ajoute des articulations et rallonge les branches pour les faire enfin passer derrière les oreilles. Enfin, en 1796, Pierre-Hyacinthe Caseaux, maître cloutier basé à Morez, réalise ses premières besicles en remplaçant le clou central par un fil de fer qui encercle également les verres de la lunette.
Les lunettes remportent un énorme succès en Europe. En Angleterre, les dandies portent fièrement le monocle. En Espagne, elles sont un signe extérieur de richesse, la taille des verres lui étant proportionnelle. En France, elles sont au contraire perçues comme le signe du vieillissement de la personne et la diminution de ses facultés sensorielles. On hésite donc à les porter en public pour éviter d'entendre le dicton populaire de l'époque "Bonjour lunettes, adieu fillette".
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