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Les pathologies
Le vieillissement de la population française a pour conséquence un accroissement des pathologies visuelles, qui surviennent en général à partir de 60 ans. Quelle que soit leur gravité, il existe toujours des solutions pour réduire les conséquences sur la vie quotidienne de ces maladies qui conduisent à la malvoyance et sont très handicapantes.
On estime à 1,5 million le nombre de personnes atteintes de malvoyance en France. Selon l’OMS, est malvoyante toute personne dont l’acuité visuelle est inférieure à 3/10 et supérieure ou égale à 1/20 du meilleur œil avec la meilleure correction. Autrement dit, ces personnes ne sont pas aveugles mais éprouvent de grosses difficultés pour voir au quotidien. C’est ce que l’on appelle la basse vision : cela concerne principalement des personnes âgées (80 % des personnes concernées) touchées par des glaucomes, des rétinopathies ou une DMLA – une dégénérescence de la macula (zone située au centre de la rétine qui permet de voir les détails fins en vision centrale) liée à l’âge. Dans ce dernier cas de figure, les détails deviennent de plus en plus difficiles à discerner et certaines actions simples – regarder la télévision, lire – s'avèrent impossibles sans l’utilisation d’aides visuelles spécialisées. La basse vision dépasse donc largement le cadre des pathologies oculaires et, compte tenu du vieillissement de la population française, est en passe de devenir un grave problème de santé publique.
Trouver des aides au quotidien
Pour remédier aux conséquences sociales de ce handicap, il est impératif de combiner
rééducation visuelle et aides optiques. La rééducation permet de s’appuyer sur l’acuité restante, de développer la perception des autres sens afin de retrouver une certaine autonomie dans la vie quotidienne. Les aides visuelles sont également d’un grand secours. La loupe est toujours d’actualité mais elle a été considérablement enrichie dans ses fonctionnalités : elle peut être éclairante, réglable, pliante, de manière à être transportée dans un sac. On peut aussi avoir recours à des lunettes grossissantes, de petits télescopes ou de petites jumelles. Il existe par ailleurs des vidéoagrandisseurs ou des caméras que l’on peut relier à un écran (celui du téléviseur, par exemple) et qui affichent les éléments grossis. Enfin, il existe un certain nombre d’éditeurs spécialisés dans les ouvrages à gros caractères : une liste exhaustive de ceux-ci et des bibliothèques publiques où les trouver est disponible sur le site www.bassevision.net
Le rôle de l’opticien
L’opticien joue un rôle primordial dans l’accompagnement de la basse vision. Il doit être à l’écoute des besoins du patient afin de l’orienter au mieux dans le choix des aides visuelles. Certains peuvent travailler en lien avec des structures plus larges incluant des orthoptistes pour la rééducation, des ergothérapeutes, des psychologues, etc. Malheureusement, comme l’activité basse vision exige beaucoup de temps tout en restant marginale au sein du point de vente, peu d’opticiens se sont spécialisés dans ce domaine. Par ailleurs, rares sont les opticiens qui possèdent les aides visuelles en stock, il faudra donc les commander sur catalogue.
Qui contacter ?
Association représentative des initiatives en basse vision (ARIBa)
12, chemin du Belvédère
30900 Nîmes
Tél. : 04 66 68 00 30
Site officiel de l'association : www.ariba-vision.org