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Les troubles de la vue
C'est décidé, vous dites adieu aux lentilles et aux lunettes en bénéficiant des dernières techniques de chirurgie réfractive. Que vous soyez myope, hypermétrope, astigmate ou presbyte, le laser peut corriger votre vue. Une solution accessible à tous ?
L’arme fatale : le laser
Il y a encore quelques décennies, les personnes avec des troubles visuels n'avaient pas vraiment le choix : il fallait porter des lunettes ! Aujourd'hui, avec les avancées de la science et le degré de précision des techniques médicales, presque tout le monde peut se faire opérer. Ce type de chirurgie, qui vise à vous faire retrouver une acuité satisfaisante, n'est cependant pas à prendre à la légère : cela reste une opération. Comme pour tout acte chirurgical, vous devez avant tout vous sentir psychologiquement prêt et être informé des possibilités de complications, même si elles sont minimes.
Dans un premier temps, parlez-en à votre ophtalmologiste : il connaît les particularités de votre système oculaire et pourra répondre à toutes vos questions. Même si on entend souvent que tout le monde peut se faire opérer, il faut savoir que la chirurgie réfractive vous sera refusée si vous avez certaines pathologies oculaires, des lésions, des troubles de la vision trop importants ou si votre vue n'est pas stabilisée.
L'opération se déroule assez rapidement : quelques minutes suffisent. La chirurgie réfractive est généralement réalisée sous anesthésie locale, ce qui vous permet de quitter rapidement la clinique ou l'hôpital. Votre médecin vous indiquera ensuite certaines précautions à suivre pendant quelques jours pour éviter les infections. Si, au bout de quelques heures, vous pouvez constater une amélioration de votre vue, il faudra attendre une quinzaine de jours pour apprécier le résultat final de l'opération. Le prix de la chirurgie réfractive reste prohibitif pour de nombreuses personnes. Il peut varier de 2000 à 3000 euros pour les deux yeux suivant de nombreux critères (si l'opération est pratiquée dans une structure publique ou privée et selon les honoraires du chirurgien, le personnel qui va participer à l'opération, les techniques utilisées, etc.). Les opérations de chirurgie réfractive ne sont pas couvertes par la Sécurité sociale, mais certaines assurances complémentaires peuvent vous proposer de prendre en charge une partie des actes.
Que va me faire le chirurgien ?
Tous ceux qui subissent une opération aiment savoir ce que va leur faire le chirurgien, même s'ils n'y connaissent pas grand-chose en médecine. De plus, les yeux sont une partie sensible de notre corps, ce qui augmente les appréhensions.
Lors de vos différents entretiens avec votre ophtalmologiste et votre chirurgien, n'hésitez pas à poser toutes les questions qui vous passent par la tête. Avec leurs réponses précises, vous ne vous sentirez que plus détendu et confiant avant de débuter l'opération. Dans un premier temps, vous allez subir une anesthésie locale pour ne ressentir aucune douleur à l'œil, tout au plus une petite gêne.
Parmi les techniques employées, le Lasik est aujourd'hui la plus courante. Elle se décompose en deux temps : le chirurgien découpe un petit volet dans la cornée pour ensuite réaliser le traitement au laser, le tout en seulement une vingtaine de minutes pour les deux yeux. Le laser va modifier la courbure de votre cornée pour corriger votre défaut visuel. Au bout de quelques heures, vous constatez déjà des progrès indéniables de votre vue, même si on estime qu'il faut attendre une quinzaine de jours pour un résultat stabilisé.
La technique de la PKR consiste, elle, à appliquer le laser à la surface de la cornée, après avoir retiré l'épithélium. Cette technique est recommandée, entre autres, pour les cornées fines et sensibles, mais elle provoque des douleurs oculaires pendant deux jours et l'amélioration de la vue est plus lente qu'avec le Lasik.
Si le Lasik est la technique la plus couramment utilisée, il risque d'être devancé dans les années à venir par l'Intralaser : dans ce cas, l'ensemble de l'opération est réalisée grâce au laser, aussi bien la découpe de la cornée que la variation de sa courbure.
Comme dans tous les types de chirurgie, si les résultats sont très positifs dans la plupart des cas, des complications ou accidents peuvent survenir. Certaines personnes opérées devront quand même continuer à porter des lunettes. Mais heureusement, ces cas restent rares.
Lentilles intraoculaires et implants
En fonction de votre système oculaire et du degré de votre trouble visuel, le chirurgien peut également vous conseiller la pose d'implants ou de lentilles intraoculaires. C'est-à-dire que lors de l'intervention, il va placer à l'intérieur de votre œil une lentille qui permettra de corriger vos défauts visuels. Les matériaux de ces implants permettent d'éviter les phénomènes de rejet et sont parfaitement tolérés par l'œil. Suite à l'opération, vous n'aurez pas de soins particuliers à apporter à vos yeux sur le long terme, si ce n'est des contrôles annuels auprès de votre médecin. On vous recommandera de consulter si vous sentez une gêne ou si vous subissez un coup violent sur l'œil, pour vérifier que votre implant n'a pas été endommagé.
L'opération se fait dans la majorité des cas en chirurgie ambulatoire, c'est-à-dire que vous restez au centre hospitalier ou à la clinique juste le temps de l'intervention. Après une petite incision, le chirurgien glisse l'implant adapté à votre vue à l'avant ou à l'arrière de l'iris. Une fois posée, la lentille est complètement invisible. Pendant quelques jours, vous devrez faire attention pour éviter tout risque d'infection dans votre œil lors de votre toilette quotidienne, par exemple. Deux ou trois contrôles seront demandés par le chirurgien pour vérifier le bon fonctionnement de l'implant. En général, après un délai d'une semaine, le deuxième œil est opéré pour éviter les problèmes de vision binoculaire sur le long terme.
L'avantage de cette méthode est qu'elle est réversible : en cas de problèmes oculaires, qu'ils soient ou non inhérents aux implants, ceux-ci peuvent facilement être retirés. Ils n'empêchent pas non plus d'autres interventions chirurgicales, comme l'opération de la cataracte ou du glaucome. Comme il s'agit de procédés récents, la seule zone d'ombre reste le port de ces implants sur le long terme.